20 septembre 2009

Le son assourdissant du silence

Il n’est de son plus criant de vérité que celui du silence. Si parfois le caractère solitaire d’un être dénote de la tristesse ou connote quelque chose de négatif, la solitude n’est peut être pas une marque de pauvreté mais de richesse de personnalité. Il n’y a que l’œil attentif et ouvert qui puisse vraiment faire la différence. Le silence est solitude mais la solitude n’est pas silence. Elle est son de tout ce qui n’est pas dit, de tout ce que l’on ne peut habituellement pas déceler. Tous ces bruits que l’on n’entend pas, noyés dans la quantité infinie de parasites. Ils nuisent à notre perception, à l’élévation de notre conscience et détruisent notre sensibilité. Tous les non dits, tous les secrets cachés derrière un regard qui se détourne, derrière un soupir discret, derrière une absence qui se prolonge. La langueur nargue la patience, met à l’épreuve la raison. Entendre vraiment le monde c’est d’abord reconnaître ses propres silences cachés. Toutes ces choses que l’on abandonne par convenance, par obligation, que l’on cache derrière des actes machinales, automatiques, faits contre son désir réel. Nos silences se camouflent derrière les mots superficiels des autres ou de sa propre bouche. Ils viennent les combler et les masquer en les recouvrant d’un voile dissimulateur. Aller contre ses désirs c’est se brimer, mais oser s’affirmer, ne plus se taire, faire ce qu’il doit être fait, s’avère parfois bien compliqué à réaliser. Il n’y a qu’une clef : le courage.

Posté par lobsidienne à 23:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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